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La traversée | DISPARU
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DISPARU

Qu’est ce qui se passe quand quelqu’un craque et décide de tout quitter, d’abandonner ses amis, sa famille, sa profession, et de briser tous les liens qui le tenaient et faisaient de lui un être social.
Qu’est ce qui se passe pour ceux qui restent ?

En France, 2500 adultes disparaissent chaque année sans avoir donné le moindre signe d’existence à leurs proches. Certains sont retrouvés mais leur secret est préservé car disparaître est un droit.
Dans ces histoires de disparitions volontaires, on entend souvent le récit d’une femme ou un homme qui sent un étau se resserrer autour de sa propre vie, puis soudainement s’en échappe comme d’une prison. Dans ces histoires, qui ont parfois le goût d’un bon roman policier, c’est surtout le récit de ceux qui restent qui m’intéresse.
Ici, une femme parle de son fils disparu volontairement pour des raisons inconnues. Elle parle de quelqu’un devenu peu à peu une ombre, au fil du temps, et dont l’image s’efface inexorablement.
Elle se replonge dans certaines scènes du passé, comme si elle avait sous les yeux quelques photos qui libèrent sa parole, déclenchent le récit, et la poussent chaque fois à reconstituer un puzzle dont elle sait qu’il lui manquera toujours une pièce. Elle ne cherche ni à comprendre, ni à expliquer la disparition, elle veut seulement dessiner ce qui lui manque, ce qui lui fait défaut, elle esquisse un signe, un geste, une phrase dans l’espoir de retrouver une trace, et marcher dans les pas de celui qui n’est plus là, et dont l’absence remplit sa maison. Il ne s’agit pas pour elle de faire le deuil, il n’en est pas encore question, il s’agit plutôt par la puissance d’un récit, de donner vie à une présence fantôme pour ne pas entendre le silence de l’absence.

 

English below


What happens when someone reaches their limits and decides to abandon everything, deserting their friends, family and career, severing all ties, and forsaking everything that made them a social being?
What happens to those who are left behind?
2,500 adults disappear without trace every year in France, without ever giving their family or friends the slightest sign of life. Some are found again but their secret is safe because one has the right to disappear.
In cases of voluntary disappearances, men or women often describe feeling as though a vice is closing around their lives and then breaking free as though escaping prison. These tales often have the same feel as a good thriller, but I am more interested in the stories of those left behind.
Here, we hear a woman speaking about her son, who disappeared voluntarily for unknown reasons. She speaks of someone who has gradually become a shadow over time, whose image is being irrevocably erased.
She delves into certain scenes from her past, as if she were looking through photos that liberate her speech, motivate her to tell her tales and impel her to reassemble a puzzle that is forever missing a piece. She does not try to understand or explain the disappearance. She wants only to outline what is missing, what is lacking. She traces a sign, a gesture, a phrase – hoping to find an imprint and walk in the footsteps of someone who is no longer there, whose absence fills her home. She is not grieving – that is over now – on the contrary, she is using the power of her tale to breathe life into a phantom presence and stop herself hearing the silence of absence.

AVANT PREMIÈRE

Maison de la Culture d’Amiens
27 juin 2019

 

CRÉATION

Théâtre du Train Bleu – Avignon 

Du 5 au 24 juillet 2019
à 13h45
relâches le 11 et 18 juillet

 

 

Textes et mise en scène: Cédric Orain
Avec: Laure Wolf
Scénographie et Création Lumière: Pierre Nouvel
Composition musicale: Manuel Peskine
Costumes: Sophie Hampe
Régie: Théo Lavirotte
Production: Compagnie La Traversée
Coproduction: Maison de la Culture d’Amiens  – Pôle européen de création et de production
Avec le soutien du Centquatre-Paris.