q
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet dolore magna aliquam erat volutpat.
La traversée | DISPARU
16110
page-template-default,page,page-id-16110,page-child,parent-pageid-40,ajax_fade,page_not_loaded,,side_menu_slide_with_content,width_470,qode-theme-ver-11.2,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-5.2.1,vc_responsive
 

DISPARU

Qu’est ce qui se passe quand quelqu’un craque et décide de tout quitter, d’abandonner ses amis, sa famille, sa profession, et de briser tous les liens qui le tenaient et faisaient de lui un être social.
Qu’est ce qui se passe pour ceux qui restent ?

 

En France, 2500 adultes disparaissent chaque année sans avoir donné le moindre signe d’existence à leurs proches. Certains sont retrouvés mais leur secret est préservé car disparaître est un droit.
Dans ces histoires de disparitions volontaires, on entend souvent le récit d’une femme ou un homme qui sent un étau se resserrer autour de sa propre vie, puis soudainement s’en échappe comme d’une prison. Dans ces histoires, qui ont parfois le goût d’un bon roman policier, c’est surtout le récit de ceux qui restent qui m’intéresse.
Ici, une femme parle de son fils disparu volontairement pour des raisons inconnues. Elle parle de quelqu’un devenu peu à peu une ombre, au fil du temps, et dont l’image s’efface inexorablement.
Elle se replonge dans certaines scènes du passé, comme si elle avait sous les yeux quelques photos qui libèrent sa parole, déclenchent le récit, et la poussent chaque fois à reconstituer un puzzle dont elle sait qu’il lui manquera toujours une pièce. Elle ne cherche ni à comprendre, ni à expliquer la disparition, elle veut seulement dessiner ce qui lui manque, ce qui lui fait défaut, elle esquisse un signe, un geste, une phrase dans l’espoir de retrouver une trace, et marcher dans les pas de celui qui n’est plus là, et dont l’absence remplit sa maison. Il ne s’agit pas pour elle de faire le deuil, il n’en est pas encore question, il s’agit plutôt par la puissance d’un récit, de donner vie à une présence fantôme pour ne pas entendre le silence de l’absence.

AVANT PREMIÈRE

Maison de la Culture d’Amiens
27 juin 2019

CRÉATION

Théâtre du Train Bleu – Avignon 
Du 5 au 24 juillet 2019

 

Textes et mise en scène : Cédric Orain
Scénographie : Pierre Nouvel
Lumière et régie générale : Eric Da Graca Neves
Musique : Manuel Peskine
Avec: Laure Wolf
Production : compagnie La Traversée
Coproduction : Maison de la Culture d’Amiens